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Les musées appellent à l'aide

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12 août 2014
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Par Annabelle Baillargeon

FINANCEMENT. Bien que les musées de la région soient très visités, leur situation financière leur cause de sérieux problèmes de fonctionnement.

Les institutions muséales du Québec ont en effet enregistré un record de fréquentation en 2013, avec 14,2 millions de visites, dont 1,4 million en Montérégie. La politique muséale de subventions du ministère de la Culture du Québec ne semble toutefois plus adaptée à la réalité.

« L’aide au fonctionnement n’a pas été indexée depuis 10 ans. C’est comme si elle diminuait chaque année. Le montant n’arrive même pas à couvrir le salaire des trois employés », précise Christine Devey, directrice générale de la Maison nationale des Patriotes, à Saint-Denis-sur-Richelieu.

La situation est semblable au musée des Abénakis, à Odanak, qui est reconnu et soutenu par le gouvernement. Grâce à une subvention pour agrandir ses locaux, l'établissement a presque triplé sa superficie. Les frais d’électricité ont quintuplé, mais l’aide fournie par le ministère est demeurée la même.

Selon la directrice du musée, Michelle Bélanger, il faut faire preuve de beaucoup d’ingéniosité et faire marcher son système « D » pour arriver à présenter des expositions de qualité.

« On fait toujours des miracles, mais un jour, nous ne pourrons plus, car nous sommes tous à bout de souffle », prévient-elle.

Plus difficile qu'à Montréal

En misant sur le financement privé, le gouvernement pousse les musées à trouver des partenaires pour favoriser leur fonctionnement. Les directions des établissements passent donc beaucoup de temps à chercher des partenaires pour du financement supplémentaire.

Aux yeux de Mme Devey, il est plus complexe de trouver des partenaires privés en région qu’à Montréal. Comptant moins d’entreprises, les régions sont donc défavorisées.

Au musée des Abénakis, les partenaires participent généralement seulement pour financer des projets. L’aide permet donc de produire une exposition, mais l’établissement doit tout de même s’autogérer.

« Personne ne s’intéresse à investir dans le fonctionnement du musée, mais il faut continuer de payer les salaires et l’électricité. Ce sont des coûts importants », estime Michelle Bélanger.

Pas assez de publicités

Comptant plus de 4000 visites à la Maison nationale des Patriotes et 7000 au musée des Abénakis cette année, leurs directrices croient que la place accordée à la publicité est trop mince.

Les panneaux bleus touristiques que l’on retrouve sur l’autoroute représentent la moitié du budget alloué à la promotion au musée des Abénakis.

Malgré leur popularité, beaucoup de travail attend les institutions muséales pour surmonter la pente. Espérant voir des changements majeurs apportés à la politique muséale, les établissements de la région souhaitent que leur voix soit entendue. 

Encore plus précaire au Biophare

Au Biophare, la situation est encore plus précaire. Étant seulement reconnu par le ministère, le musée situé en bordure du Sainte-Laurent, à Sorel-Tracy, ne profite d’aucune aide au fonctionnement.

Le Biophare reçoit un coup de main de la MRC et de la municipalité, mais son budget ne suffit qu’à lui permettre de se maintenir en vie.

Selon le directeur, Marc Mineau, cette réalité l’empêche de pouvoir engager des gens de façon permanente. « Nos employés qui travaillent sur des projets développent des compétences. Leur salaire est payé par les subventions, mais une fois le projet terminé, nous devons les mettre à pied faute d’argent. Le musée ne bénéficie même pas de l’expertise de ses employés à l’interne. »

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