Avec un programme gouvernemental ne contribuant qu’à 65% des coûts
Saint-Aimé et Massueville ne pourra convertir l'Église de Saint-Aimé en centre multifonctionnel
Les membres des Conseils municipaux de Saint-Aimé et de Massueville conviennent que l’estimation des coûts des travaux pour convertir l’Église de Saint-Aimé en centre multifonctionnel sont trop élevés pour permettre la réalisation du projet.
À la fin de l’année 2016, la municipalité de Massueville a reçu une lettre du ministère des Affaires municipales indiquant que le projet de conversion de l’église devenait une priorité du ministère. Le programme gouvernemental prévoit un financement de 65% des dépenses admissibles. Le Conseil municipal de Saint-Aimé a accepté de poursuivre l’analyse d’un projet qui prendrait en considération tous les coûts permettant d’éviter de nouveaux travaux à moyen terme.
Un contrat a été accordé à la firme d’architectes Nadeau, Nadeau, Blondin, spécialisée dans les travaux de rénovations, de restauration et de conversion d’églises partout au Québec, pour une première évaluation des coûts. Des ingénieurs ont également été sollicités pour compléter cette analyse.
À la fin de l’hiver, les rapports ont été rendus disponibles aux membres des deux conseils municipaux. On évaluait les coûts à plus de 2,3 millions de dollars. Même en calculant une contribution gouvernementale à 80% (dans le cas où d’autres ministères que celui des Affaires municipales et de l’Habitation acceptaient de participer au projet), la contribution des deux municipalités s’élevait à au moins 650 000$, ce qui constitue un fardeau beaucoup trop élevé pour les 1000 citoyens des deux municipalités, surtout si on ajoute à cette facture les coûts d’opération et d’entretien annuels de l’édifice.
Même si les Conseils municipaux des deux municipalités reconnaissent l’importance patrimoniale de cette église, la place qu’elle occupe dans l’histoire de Saint-Aimé et de Massueville et dans le cœur des citoyens des deux municipalités, ils ne voyaient pas comment les programmes gouvernementaux prévoyant un financement à 65% pourraient leur permettre d’entreprendre ce projet de transformation. Ils sont également conscients que la décision qu’ils prennent ne permet pas de trouver une solution rapide à l’avenir de cet édifice important, la plus grande église dans une petite communauté de tout le diocèse de Saint-Hyacinthe.
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