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Un bilan général perfectible

Les Montérégiens, de bons mais pas des gros buveurs, des conducteurs plutôt responsables

durée 15h00
9 août 2021
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Par Catherine Deveault

Les résultats de la plus vaste enquête biennale sur la consommation d’alcool des Québécois, région par région est sont sortis. Cette enquête, réalisée par CROP pour le compte d’Éduc’alcool, étudie la relation de chacune des régions du Québec avec l’alcool. 

63 % des Montérégiens consomment une boisson alcoolisée une fois par semaine ou plus, ce qui dépasse la moyenne québécoise qui se situe à 60 %. Non seulement consomment-ils plus d’alcool que la moyenne québécoise, mais leur consommation est plus diversifiée. En effet, on y consomme une fois par semaine ou plus davantage de vin (47 % c. 44 %), de bière (38 % c. 36 %), de spiritueux (21 % c. 19 %) et d’autres boissons alcoolisées (14 % c. 11 %). Les conducteurs de la région conduisent moins que la moyenne avec les facultés affaiblies par l’alcool. 

« La Montérégie se colle à la moyenne québécoise dans bien des facettes de sa consommation d’alcool. Même si l’on y consomme plus d’alcool, on ne le  fait pas plus qu’ailleurs de manière excessive et l’on est somme toute assez prudent en matière de conduite avec les facultés affaiblies. Mais, sans en pointer un en particulier, il y a amplement place à amélioration dans tous les  domaines. » 

- Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool 

Les résultats de sondage en bref

Les habitudes de consommation : La fréquence de consommation d’alcool des Montérégiens dépasse la moyenne québécoise. 63 % des résidents de la région consomment une boisson alcoolisée une fois par semaine ou plus, ce qui dépasse la moyenne québécoise qui se situe à 60 %. Les buveurs consomment en moyenne 2,3 verres par semaine soit un peu plus que la moyenne au Québec (2,2 verres). 

84 % des résidents de la région ont affirmé avoir bu de l’alcool au cours des 12 derniers mois soit la moyenne au Québec. Dans la région, les consommateurs d’alcool sont 17 % à estimer que leur consommation nuit à leur santé physique et 7 % à leur vie sociale, soit la moyenne québécoise. Ils sont aussi 10 % à estimer que leur consommation d’alcool nuit à leur vie  familiale (c. 9 %).

La consommation excessive

Les Montérégiens se collent à la moyenne québécoise des consommateurs d’alcool dans ce domaine. 36 % des buveurs affirment avoir dépassé les limites recommandées une fois par mois ou plus souvent tout comme la moyenne québécoise. 51 % des consommateurs d’alcool en Montérégie ont consommé de façon excessive au moins une fois au cours des 12 derniers mois, soit deux points de moins que le reste du Québec (53 %). 

La conduite et l’alcool

Les conducteurs de la région sont un peu plus nombreux que la moyenne québécoise à avoir conduit après avoir consommé de l’alcool, mais un peu moins à prendre le volant avec les facultés affaiblies. 42 % d’entre eux affirment avoir conduit un véhicule après avoir bu (c. 40 %  au Québec). 7 % d’entre eux ont conduit un véhicule après avoir consommé de l’alcool au delà de la limite permise, ce qui correspond à la moyenne québécoise de 8 %.

Conduite automobile et surveillance routière : Les résidents de la Montérégie se collent à la moyenne québécoise pour leur expérience avec les barrages routiers. 48 % croient qu’il est probable de se faire intercepter dans un barrage policier en matière d’alcool, soit exactement la moyenne québécoise.

16 % des conducteurs ont vu un barrage policier dans la région au cours de la dernière année (c. 19 % au Québec) alors que seuls 11 % en ont traversé un (c. 15 % au Québec). 

L’alcool et le cannabis

 Les Montérégiens qui consomment les deux substances sont  nombreux à les mélanger occasionnellement. 21 % des habitants de la région consomment du cannabis, soit autant que la moyenne québécoise.

18 % des Montérégiens consomment alcool et cannabis ce qui est juste au dessous de la moyenne québécoise (19 %). 25 % de ceux qui consomment à la fois de l’alcool et du cannabis (4 % de la  population de la région mélangent les deux substances toujours ou souvent, ce qui est inférieur à la moyenne québécoise (28 %). 

Éduc’alcool dans la région

Ce qui n’est rien pour déplaire à Éduc’alcool, l’organisme  est connu et reconnu dans la région. Un très grand pourcentage des résidents (86 %) connaît son slogan, La modération a bien meilleur goût. La crédibilité d’Éduc’alcool dans la région est tout aussi forte (93 %).  

Alors qu’un minimum de 400 personnes a été sondé dans chaque région, pour un total de 7600 répondants, les trois aspects suivants de cette enquête doivent être considérés pour mieux en apprécier les données présentées, car ils peuvent influencer les résultats. 

Les mesures gouvernementales associées à la COVID-19 ont pu modifier  certains comportements. Par exemple, l’interdiction de se rassembler dans une résidence privée et la fermeture des restaurants et bars ont affecté les lieux où les Québécois ont consommé de l’alcool. 

Le changement de méthode de collecte de données : En 2015 et en 2017,  l’étude était menée uniquement au téléphone. En 2019, la collecte de données s’est faite principalement sur le web. Ce changement méthodologique affecte les résultats puisque la consommation d’alcool mesurée est plus grande sur le web qu’au téléphone. De plus, la proportion d’entrevues téléphoniques était plus grande en 2019 qu’en 2021 (32 % c. 9 %), ce qui peut avoir un effet sur les résultats. 

La désaisonnalisation : Cette année, la collecte de données a été étendue du  mois d’août au mois d’octobre 2020 inclusivement et du 15 février au 30 mars  2021 afin de diminuer l’influence d’un mois en particulier sur le comportement  des répondants. 

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