Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Dépôt du rapport annuel

Les aînés en perte d'autonomie n'auront pas les soins requis, prévient la vérificatrice générale

durée 12h18
12 mai 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

S’il ne change pas d’approche, le Québec ne pourra pas répondre aux besoins des aînés en perte d’autonomie, prévient la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc.

Dans son rapport annuel 2021−2022, déposé mercredi à l’Assemblée nationale, Mme Leclerc trace un portrait du vieillissement de la population qui est loin d’être réjouissant.

Son constat est implacable: si rien ne change, l’offre de services publics d’hébergement aux personnes en lourde perte d’autonomie ne pourra tout simplement pas répondre à la demande. Certains aînés vulnérables risquent donc de se retrouver bredouilles, faute de planification gouvernementale adéquate et des investissements requis.

L’augmentation du nombre d’aînés, combinée à la prolongation de l’espérance de vie, fera en sorte d’augmenter sensiblement la pression pour davantage de soins de longue durée, à domicile ou en hébergement public, dans les années qui viennent.

Or, le ministère de la Santé n’a pas fait les projections nécessaires, conclut la vérificatrice dans son rapport. Pendant 15 ans, il s’est abstenu de planifier la demande à venir et n’a pas tenu compte qu’un nombre accru d’aînés souffrirait de troubles neurocognitifs majeurs. 

Le ministère «n’a pas défini comment il réorganiserait et financerait les soins de longue durée», peut−on lire dans le rapport. 

Le gouvernement ne tient apparemment pas compte du fait que le Québec est un des endroits au monde où la population vieillit le plus rapidement, une tendance en hausse constante.

«Si l’offre de services n’est pas bonifiée, les aînés en grande perte d’autonomie n’auront pas tous accès à des soins de longue durée publics dans les prochaines années», s’inquiète Mme Leclerc.

Au Québec, la proportion d’aînés de 70 ans et plus passera de 13,6 % en 2020 à 20,8 % en 2040. On prévoit que le nombre de personnes âgées souffrant de démence va presque doubler de 2015 à 2035.  

Dans ce contexte, le gouvernement devrait réévaluer constamment les besoins et planifier les actions à entreprendre pour s’assurer d’une adéquation entre l’offre et la demande de soins et de services, recommande la vérificatrice.

Le ministère «est conscient que la demande d’hébergement de longue durée ne cesse d’augmenter. Pourtant, pendant près de 15 ans, il n’a pas réalisé de projections de cette demande», déplore−t−elle.

La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a réagi par voie de communiqué pour dire que la gouvernement prenait l’engagement de «prendre les mesures nécessaires» pour répondre aux recommandations de la vérificatrice.  

Jocelyne Richer, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 14h00

Les Canadiens sont favorables à l'idée d'interdire les réseaux sociaux aux enfants

Plus des deux tiers des Canadiens sont favorables à l'idée d'interdire aux jeunes de moins de 16 ans d'avoir accès aux réseaux sociaux et aux robots conversationnels d'intelligence artificielle, selon un nouveau sondage. Lors du coup de sonde mené par Léger, 70 % des personnes interrogées se sont dites favorables à ce qu'un âge minimal soit fixé ...

Publié hier à 12h00

L’Association des psychiatres favorable à assouplir les critères de la «P-38»

L’Association des médecins psychiatres du Québec (AMPQ) s’est prononcée en faveur du projet de loi 23 qui vise à assouplir les critères pour hospitaliser de force une personne en crise. Le projet de loi du gouvernement est en fait la refonte promise de la loi «P-38», la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger ...

Publié hier à 10h00

Les millénariaux deux fois plus susceptibles de vivre chez leurs parents

Une nouvelle analyse de Statistique Canada révèle que les millénariaux qui étaient âgés de 25 à 39 ans en 2021 sont près de deux fois plus susceptibles de vivre chez leurs parents que ne l'étaient les baby-boomers au même âge. Selon les données du recensement, 16,3 % des millénariaux vivaient avec au moins un de leurs parents en 2021, contre 8,2 ...