Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Des négociations difficiles

Des syndicats représentant 570 000 travailleurs du secteur public en grève

Des syndicats représentant 570 000 travailleurs du secteur public en grève
Photo: La Presse Canadienne
durée

La difficile négociation du secteur public connaît son point culminant, ce jeudi, alors que les syndicats représentant près de 570 000 travailleurs seront en grève en même temps.

La Fédération autonome de l'enseignement, qui représente quelque 66 000 enseignants des niveaux primaire et secondaire, amorce jeudi une grève générale illimitée.

Ses neuf syndicats membres sont l'Alliance des professeurs de Montréal, le Syndicat de l'enseignement de l'Ouest de Montréal, le Syndicat de l'enseignement de la Pointe-de-l'île, le Syndicat de l'enseignement de la région de Laval, le Syndicat de l'enseignement des Basses-Laurentides, le Syndicat de l'enseignement des Seigneuries, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, le Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska et le Syndicat de l'enseignement de la région de Québec.

La Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), qui représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques, sera en grève jeudi et vendredi.

Dans leur cas, des services essentiels sont prévus, selon les unités de soins. Le Tribunal administratif du travail a déjà approuvé les listes de services à dispenser.

Aussi, le front commun intersyndical, qui représente 420 000 travailleurs par le biais de ses quatre organisations membres — la CSN, la CSQ, l'APTS et la FTQ — tiendra alors la dernière de ses trois journées de grève consécutives.

Le front commun est présent dans tous les secteurs: santé, services sociaux, cégeps et écoles primaires et secondaires. Il représente notamment la majorité des enseignants, les préposés aux bénéficiaires, ainsi que des dizaines de milliers d'employés de soutien, de techniciens et professionnels dans la santé et les services sociaux.

Un autre syndicat s'est ajouté aux groupes de grévistes. Ainsi, 700 professionnels dans 10 collèges, membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) se joindront aux grévistes, jeudi et vendredi.

«Le gouvernement peut bien dire "ça ne marche pas avec le front commun", mais là, ça ne marche pas avec la FIQ, ça ne marche pas avec la FAE, ça ne marche pas... Un moment donné, ça ne marche pas avec personne! Faut se poser des questions quand même! Il ne faut pas oublier que la grève (jeudi), ça va être près de 600 000 personnes dans les rues du Québec. Ça va être la plus grosse grève qu'il y aura jamais eue au Canada», a lancé François Enault, vice-président de la CSN.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Usage des animaux en recherche: le Canada entre dans l'ère de la transparence
Publié à 16h00

Usage des animaux en recherche: le Canada entre dans l'ère de la transparence

L’utilisation d’animaux dans la recherche scientifique, une question fort délicate s’il en est, fera désormais l’objet d’une plus grande transparence au Canada. De nombreuses organisations canadiennes de recherche scientifique, dont plusieurs au Québec, annoncent avoir signé un accord sur une communication ouverte et proactive ...

Une découverte de Polytechnique pourrait réduire la consommation d'énergie de l'IA
Publié à 14h00

Une découverte de Polytechnique pourrait réduire la consommation d'énergie de l'IA

Une équipe de Polytechnique Montréal a identifié un nouveau matériau organique qui pourrait augmenter de manière significative la performance des puces photoniques, sans pour autant nécessiter de modifications majeures aux infrastructures déjà en place. Cela pourrait un jour réduire la consommation d'électricité des centres de données et ...

Ottawa adopte une loi qui criminalise la stérilisation forcée
Publié à 12h00

Ottawa adopte une loi qui criminalise la stérilisation forcée

La Chambre des communes a adopté une loi très attendue qui érige en infraction pénale la stérilisation forcée ou sous la contrainte. La loi stipule que la stérilisation sans consentement légal constitue une agression grave, passible d'une peine maximale de 14 ans d'emprisonnement. Les survivants et les défenseurs de cette cause militent ...