Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

7,5 millions $ jusqu'en 2027

Québec présente un premier plan gouvernemental pour renforcer le droit à l'avortement

durée 15h00
18 novembre 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Pour améliorer l'accès aux services d'interruption de grossesse dans les régions où le temps d'attente est élevé et pour contrer le manque d'information fiable sur le sujet, Québec présente un premier plan gouvernemental sur l'accès à l'avortement.

Le gouvernement injectera 7,5 millions $ jusqu'en 2027 afin de concrétiser les 28 mesures de son plan. La ministre responsable de la Condition féminine du Québec, Martine Biron, en a fait l'annonce lundi matin, à Montréal.

Le plan prévoit notamment de développer de nouveaux points de service d'accès à l'avortement, dont un dans la ville de Québec. La ministre Biron n'a pas précisé quand exactement ce nouveau point de service sera opérationnel, mais elle a indiqué que le gouvernement prévoyait qu'il le soit d'ici 2027.

Dans certaines régions du Québec, l'accès à un service d'interruption de grossesse peut prendre jusqu'à cinq semaines. Pour améliorer ce délai, le gouvernement compte mettre sur pied un service de télésanté. Mais il misera surtout sur la pilule abortive pour un meilleur accès.

La pilule abortive est disponible au Québec depuis 2017 et elle est utilisée dans 17 % des avortements. En Ontario, elle est utilisée dans 32 % des avortements et ce taux grimpe à 72 % en France. «Ce qui veut dire qu'elle est sous-utilisée au Québec, a commenté Mme Biron. Peut-être qu'on pourrait l'utiliser davantage et justement libérer certaines salles opératoires en région. L'idée est de faciliter l'accès à ces soins, tout en respectant le droit de choisir des femmes.»

L'annonce de lundi rappelle la fragilité des droits des femmes. Il y a deux ans aux États-Unis, la Cour suprême renversait le jugement Roe c. Wade permettant ainsi aux États du pays de bannir ou de restreindre l'accès à l'avortement.

Mme Biron a reconnu cette menace et a déclaré que cette «onde de choc» aux États-Unis a créé beaucoup d'incertitudes. Elle a lancé le message que le gouvernement du Québec protège le droit des femmes de choisir de poursuivre ou d'interrompre une grossesse. «C'est un sujet sensible et tabou l'avortement, mais il faut savoir qu'une femme sur trois aura recours à l'avortement au Canada, une fois dans sa vie», a indiqué la ministre.

Le plan d'action actuel du gouvernement du Québec n'envisage pas la gratuité des contraceptifs. Mme Biron a fait savoir qu'il y a des discussions avec le gouvernement fédéral sur cet enjeu.

Justifiant que ces négociations peuvent être longues, Mme Biron a dit qu'elle était devant «un dilemme»: celui d'aller de l'avant avec un plan sur l'interruption de grossesse ou d'attendre que débouchent les discussions sur la contraception avec le fédéral. Elle a mentionné que le plan était un premier pas et que les travaux sur la contraception allaient se poursuivre.

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Le premier bébé de l'année 2026, au Québec, serait né dans la Capitale-Nationale

Le premier bébé de l'année 2026 au Québec serait né au CHUL du CHU de Québec-Université Laval, à 00 h 02 jeudi. Il s'agit d'une fille nommée Lessy-Ann, pesant 3970 grammes et mesurant 51,5 centimètres, a annoncé l'hôpital situé à Québec. Elle est la première enfant d'Alyson Brown-Tremblay et de Stéphanie Lévesque. Les mères et l'enfant se portent ...

Publié hier à 12h00

Le retour de maladies infectieuses de jadis qui étaient presque disparues au Canada

Syphilis, rougeole, tuberculose: l'année 2025 semble avoir été marquée par une certaine recrudescence de maladies infectieuses qui semblaient reléguées au passé. La directrice nationale de santé publique, la Dre Caroline Quach-Thanh, se dit préoccupée par le recul de la vaccination à l'échelle nationale. «La première chose qu'on va voir quand on ...

Publié hier à 9h00

L'ARC affirme qu'on lui doit plus de 10 milliards $ en prestations liées à la COVID

L’Agence du revenu du Canada (ARC) affirme qu’on lui doit 10,35 milliards $ en prestations liées à la COVID-19. Nina Ioussoupova, porte-parole de l’ARC, a déclaré qu’au 30 novembre, l’agence avait versé 83,5 milliards de dollars en prestations liées à la COVID-19 aux Canadiens, dont 45,3 milliards au titre de la Prestation canadienne d’urgence ...