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Bientôt un projet de règlement

Garderies subventionnées: les Québécois et les résidents permanents seront priorisés

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18 juin 2026
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Par La Presse Canadienne

Québec octroiera des places en garderies subventionnées en priorité aux Québécois, aux résidents permanents et aux travailleurs étrangers titulaires d'un permis de travail fermé.

Les demandeurs d'asile, les détenteurs d'un permis de travail ouvert et les étudiants étrangers devront se contenter des places restantes.

La ministre caquiste de la Famille, Catherine Blouin, a indiqué mercredi qu'elle déposera bientôt un projet de règlement afin de procéder à ces changements.

Québec n'avait d'autre choix que de revoir sa stratégie, ayant été débouté par la Cour suprême pour avoir interdit aux enfants des demandeurs d'asile l'accès aux garderies à 9,65 $ par jour.

En mêlée de presse à l'Assemblée nationale mercredi, Mme Blouin a expliqué qu'après analyse juridique, le gouvernement avait trouvé un moyen «pragmatique» d'arriver à ses fins.

«On va simplement venir prioriser les familles qui sont installées (...) au Québec avant les demandeurs d'asile, par exemple», a-t-elle déclaré.

«On va venir faire deux groupes: le groupe A, avec les gens qui sont établis au Québec, et le groupe B, avec les demandeurs d'asile, travailleurs étrangers avec permis ouvert, étudiants sans bourses.

«On ne les exclut pas, s'est-elle défendue. Au départ, la question, c'était de les exclure. Là, on va leur donner des places en priorisant les familles du Québec.»

Selon la ministre, «on a des familles du Québec qui sont en attente de places subventionnées à 9,65 $, alors (...) on pense que c'est un bon compromis, c'est pragmatique».

La nouvelle a été très mal accueillie par Québec solidaire, qui dénonce une hiérarchisation des familles et un «nouveau système de loterie».

«On pensait que Christine Fréchette ne ferait pas de la petite politique sur le dos des enfants et des demandeurs d'asile, mais avec cette annonce, on voit bien que la CAQ persiste et signe», a déploré le député Andrés Fontecilla.

«C'est une technique purement électoraliste pour cacher le bilan désastreux de ce gouvernement en matière de financement de notre réseau des centres de la petite enfance (CPE).

«Si la CAQ avait tenu sa promesse de compléter le réseau des CPE, on n'en serait pas là. (...) Quel écran de fumée que d'essayer de faire porter l'odieux par les demandeurs d'asile», a-t-il renchéri.

Interrogée à sa sortie d'une réunion du conseil des ministres, la première ministre Christine Fréchette a pour sa part vanté l'annonce «très intéressante» de sa ministre de la Famille.

«Je pense que ça répond à une préoccupation des Québécois, à savoir d'assurer des places en CPE pour des enfants de Québécois, de travailleurs étrangers établis ici, alors je suis bien contente», a-t-elle déclaré.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

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