Une initiative citoyenne pour le retour des Éperviers
Les Maineiacs de Lewiston ont été dissous, le Junior de Montréal a déménagé à Boisbriand pour devenir l’Armada, la venue d’une concession a été annoncée à Sherbrooke et une expansion n’est pas dans les plans de la LHJMQ. Qu’à cela ne tienne, il y a encore des gens qui se mobilisent derrière le retour des Éperviers à Sorel-Tracy.
Sur le site de réseautage Facebook, un nouveau « Groupe pour le retour des Éperviers à Sorel-Tracy » a récemment été ouvert par Martin Nadeau afin de créer un mouvement populaire. Il signe d’ailleurs une lettre ouverte dans le Sorel-Tracy Express.ca dans laquelle il invite les gens à joindre ce groupe.
« Il faut démontrer aux investisseurs, à la Ville et à la LHJMQ que Sorel-Tracy est apte à faire vivre une équipe et capable de vibrer au rythme du junior majeur. Pour cela, l’union fait la force. Il faut y croire et faire front commun, lance-t-il. N’abandonnons pas ce projet. Il amènerait une visibilité à la ville, des retombées économiques et j’en passe ».
L’objectif de la démarche est de démontrer l’appui du public à Jean Tremblay et son groupe de promoteurs pour qu’ils continuent leurs démarches amorcées il y a deux ans et demi afin de ramener une équipe de hockey junior majeur à Sorel-Tracy après trente ans d’absence.
Joint par le Sorel-Tracy Express.ca, le président du comité de relance des Éperviers, René Cournoyer, semblait plutôt résigné. C’est que lorsqu’ils ont entrepris ce projet, le groupe d’hommes d’affaires s’était donné trois ans. Ça fera trois ans l’hiver prochain.
« Il faut démontrer aux investisseurs, à la Ville et à la LHJMQ que Sorel-Tracy est apte à faire vivre une équipe et capable de vibrer au rythme du junior majeur. Pour cela, l’union fait la force. » Martin Nadeau, instigateur du groupe Facebook « Groupe pour le retour des Éperviers à Sorel-Tracy »
« Nous ne pouvons pas la nommer, mais nous avions rencontré une équipe qui était très intéressée à s’en venir à Sorel-Tracy. Ils demandaient 4 M$. C’est beaucoup trop dispendieux, parce qu’après ça, les coûts d’opération jouent entre 1,2 et 1,6 M$ par année, indique M. Cournoyer. Le groupe d’hommes d’affaires était intéressé à acheter pour 1,5 à 2 M$. C’était le budget que nous avions pour que la concession soit rentable, mais il n’y a rien en bas de 3 à 4 M$ ».
« Gilles Courteau a même ajouté une nouvelle exigence il y a quelques semaines. Lors d’une conférence de presse à Boisbriand, il a dit que, à l’avenir, la LHJMQ n’acceptera que des arénas neufs pour et ne veut plus d’arénas reconditionnés, raconte René Cournoyer. C’est évident qu’il n’y aura pas de construction d’aréna à Sorel. On a déjà le Colisée Cardin, le Centre Aussant et l’aréna de St-Robert ».
« Le projet n’est pas mort. Il y a encore des équipes en difficulté. On ne sait jamais, il peut y en avoir une qui nous arrive avec une offre dans nos prix d’ici le mois de janvier, soulève-t-il. Sinon, on ne peut pas demander aux hommes d’affaires de bloquer indéfiniment un montant aussi important. Ils vont prendre leur argent et l’investir dans d’autres projets ».
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