Même si son équipe a connu des difficultés au cours du mois de novembre, le directeur général du HC Carvena, Christian Deschênes, refuse d’appuyer sur le « bouton panique ».
Avant les matchs du week-end, alors que son équipe était au dernier rang, mais à quelques points des équipes en milieu de peloton, il a réitéré sa confiance envers son nouvel entraîneur, Daniel Archambault, qui avait d’abord été nommé par intérim. « Il n’est pas question de changer d’entraîneur », assure-t-il. « Il est en poste depuis seulement trois semaines et c’est la période durant laquelle l’équipe a été la plus amochée par les blessures. C’est difficile de l’évaluer avec des effectifs réduits. C’est certain qu’en prenant le poste, il ressentait de la pression et l’idée de le nommer par intérim c’est bien plus de savoir s’il se sent à l’aise là-dedans ».
Christian Deschênes compte sur le retour au jeu de quelques vétérans pour retrouver le chemin de la victoire. « Steven Low est de retour sur la glace et devrait jouer d’ici quelques jours. Dominic Chiasson est de plus en plus à l’aise. Il y a aussi Simon Poirier qui vient de revenir, lui qui était parti aux États-Unis. Ce sont des vétérans qui vont nous aider en défensive », croit-il.
« Depuis quelques matchs, nos jeunes défenseurs étaient utilisés environ 30 minutes par match, indique-t-il. C’est certain qu’ils en jouent 25 bonnes, mais il y a toujours 5 minutes où ils vont commettre des erreurs. C’est normal, parce qu’ils sont en train de former leur expérience. Avec le retour des vétérans, ils vont voir leur temps d’utilisation réduit à 20 minutes. Ils seront au maximum et prendront les bonnes décisions sur la patinoire ».
Il compte également sur le retour de Louis-Philippe Charbonneau, qui amène une présence rassurante sur le banc des joueurs, et de Michael Cabana, un joueur d’énergie qui est considéré comme une petite peste.
Christian Deschênes est tout même ouvert à apporter quelques ajustements à son alignement. Il a d’ailleurs procédé à une acquisition mineure, la semaine dernière, en réclamant Samy Nasreddine au ballottage.
« Il s’est pogné avec l’organisation à Trois-Rivières et il ne veut plus y retourner. Ç’a été une surprise pour lui, mais comme Sorel-Tracy est plus près de Montréal, on a pris une chance. Ce n’était pas dans ses plans, mais il doit me revenir à savoir s’il peut venir éventuellement nous dépanner pour quelques matchs, raconte le directeur général. C’est tout de même un gars qui a déjà joué dans la Ligue américaine ».
« On regarde aussi ce qui se passe avec les joueurs québécois ou des anciens de la LHJMQ qui ont des contrats de 20-25 matchs aux États-Unis, note-t-il. Notre recruteur, Pierre Parent, a des amis qui travaillent pour des équipes de la LNH. Il se tient au courant de ce qui se passe dans les rangs mineurs ».