Nous joindre
Publicité

Le Rocket se rapproche de Sorel (MISE À JOUR)

Le Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard est à vendre, mais il n’est pas encore acquis que la concession des Maritimes amorcera la campagne au pays du Survenant.

Serge Savard fils a convoqué la presse, mercredi, où il a rendu le tout officiel. La Ville de Charlottetown, la province de l’Île-du-Prince-Édouard ou des investisseurs locaux auront jusqu’au 26 avril pour tenter de garder la franchise dans ce coin de pays.

La famille Savard aurait perdu plus de 300 000 $ par année depuis que le Rocket a déménagé à Charlottetown, en 2003. La situation s’est envenimé au cours des deux dernières années, alors que la franchise aurait subi des pertes de l’ordre 1,5 million $.

« Personne n’aime perdre autant d’argent. À ce point, nous avons réalisé que ce n’est plus viable, a expliqué Serge Savard Jr à nos collègues du Cap Breton Post. C’est une journée triste pour moi. »

Un groupe tenterait d’acheter l’équipe à la famille Savard pour la garder à Charlottetown, mais il n’aurait pas les fonds nécessaires, selon ce qu’a appris Radio-Canada. Le gouvernement provincial serait toutefois disposé à lui offrir un prêt sans intérêt, selon ce que rapporte Stéphane Leroux de RDS.

Les coûts d’opération à l’Île-du-Prince-Édouard sont de l’ordre de 1,8 million $ et le Rocket aurait besoin d’environ 2 200 partisans à chaque match pour être rentable. Cette saison, malgré un record de franchise pour les victoires (41) et deux joueurs qui ont récolté plus de 100 points, l’équipe a attiré 1 805 spectateurs par match en moyenne.

D’autres investisseurs sur les rangs ?

Après la date butoir, la ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) fera l’achat du Rocket pour ensuite l’offrir aux investisseurs intéressés. Une offre qui tournerait autour de 3,5 millions $ a d’ailleurs déjà été déposée par la LHJMQ.

Évidemment, le groupe de relance des Éperviers suit le dossier avec intérêt. Impossible toutefois de savoir si d’autres groupes seront dans la course. « Gilles Courteau n’a pas voulu nous le dire étant donné que c’est une information qui est confidentielle, raconte le porte-parole, Gaston Therrien. Il m’a dit qu’il y aura « certainement » des investisseurs qui seront intéressés, mais ça ne veut pas dire qu’il y en aura. »

On se rappellera qu’un groupe comptant dans ses rangs Réal Breton et Geoff Molson s’était manifesté pour ramener les Draveurs à Trois-Rivières, mais les Cataractes de Shawinigan ont par la suite fermé la porte en faisant savoir qu’ils n’ont pas l’intention de lever leur droit de véto.

La venue du Rocket représenterait donc le seul espoir de revoir les Éperviers évolués à Sorel-Tracy, dès l’automne prochain, puisqu’il n’y aurait pas d’autres franchises à vendre dans les Maritimes, ni au Québec.

Les Screaming Eagles ne sont pas à vendre

Contrairement à ce que prétendait Pierre Rinfret sur les ondes de TVA Sports, il y a quelques semaines, les Screaming Eagles ne sont pas près d’un transfert vers Sorel-Tracy. « J’ai parlé directement avec l’organisation de Cap-Breton et on m’a dit que la franchise n’est pas à vendre », indique Gaston Therrien.

Rappelons que le Titan d’Acadie-Bathurst a été vendu par la famille Morissette à un groupe d’investisseurs locaux et que la santé financière des Wildcats de Moncton et des Mooseheads de Halifax ne fait aucun doute.

RECOMMANDÉS POUR VOUS