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Questions sur la COVID-19

« Le mois de mai, c'est le mois de la vaccination »

« Le mois de mai, c'est le mois de la vaccination »
Photo: Émilie Nadeau
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« Le mois de mai, c’est le mois de la vaccination », de dire le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, lors de la période de questions qui a suivi le point de presse du gouvernement du Québec sur la COVID-19. 

« Il faut profiter des deux millions de doses de Pfizer que nous allons recevoir ce mois-ci, c’est le double de ce qui était prévu », a précisé le Dr Horacio Arruda, également présent à cette conférence. 

Selon le ministre Christian Dubé, les docteurs spécialistes disent qu’il y a un réel équilibre entre la vaccination et les mesures sanitaires. « Meilleur est le taux de couverture vaccinale, plus on peut relâcher des mesures. »

Il a cependant reconnu que la vaccination avance bien, il se peut que l’objectif visé soit atteint plus tôt que le 24 juin. La population doit prendre rendez-vous pour se vacciner autant que possible. Environ 20 000 places seraient encore disponibles sur l’ensemble du Québec pour la semaine.

« Nous espérons vacciner 75 % de chaque catégorie d’âges et nous avons déjà atteint ce chiffre pour les 60-65 ans », s’est-il réjouit. « Demain ce sera au tour des 40-45 ans et je vous encourage à réserver votre rendez-vous. »

Pour les jeunes de 12 à 15 ou plus, le vaccin Pfizer devrait probablement obtenir une autorisation, mais cela est toujours en étude présentement. « On voit avec le système d'éducation pour voir comment on pourrait faire, on se prépare. Une première dose pourrait être donnée au courant de l'été et une autre vers la rentrée scolaire en septembre », de dire le Dr Arruda.

Le passeport vaccinal
L’Institut national de santé publique du Québec travaille actuellement sur la possibilité d’une forme de passeport vaccinal pour accéder à des événements par exemple. 

Christian Dubé souhaiterait qu’il y ait une preuve technique vaccinale, un projet qui avance bien d’après lui. Seulement cela ne serait disponible qu’après une deuxième dose, car c’est seulement à ce moment-là que l’on est « vraiment » vacciné. 

« Ce n’est plus un enjeu et c’est une très bonne nouvelle. Quand on en aura besoin, on sera prêt. »

Le vaccin AstraZeneca
Le gouvernement a assuré que personne ne se verrait reprocher de ne pas vouloir recevoir le vaccin AstraZeneca. En effet, étant donné que la vaccination avance à un bon rythme et que le Québec reçoit régulièrement des doses de Moderna ou Pfizer, la situation est moins critique que dans les semaines précédentes. 

Il a tout de même été rappelé que le taux de thrombose reste faible. « Si ça peut vous donner un ordre d’idée, une personne qui ne se fait pas vacciner a 28 chances sur 100 000 de faire une thrombose. De son côté, une personne qui se fait vacciner avec AstraZeneca en a 29 chances sur 100 000. Et une personne qui prend la pilule contraceptive, c’est 98 chances sur 100 000 de faire une thrombose. Donc oui le 1 sur 100 000 est inquiétant, mais il n’y a pas beaucoup de choses qu’on peut faire dans la vie qui sont sans risque », d’ajouter le premier ministre du Québec, François Legault. 

À quand un peu de liberté ?
La question de la réouverture au public de matchs de hockey, par exemple, ou de l’accès aux terrasses de restaurants a également été abordée. 

Impatient et sur un ton d’humour, le premier ministre a répondu que lui-même posait régulièrement ces questions à la santé publique.

Ce à quoi le Dr Arruda a répondu que ces sujets étaient en pourparler. « D’où l'importance de la vaccination. Ces plaisirs seront réalisables à mesure que la couverture vaccinale avancera. Plus il y a de gens vaccinés, moins il y a de chances de contagion. Il faut travailler ensemble pour reprendre une vie un peu plus normale. »

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