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Les travailleurs d’ArcelorMittal Est Contrecoeur réclament des investissements

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11 juin 2012
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Par Sébastien Lacroix

«Le citron est assez pressé, investissez!». C’est en ces termes que le Syndicat des Métallos à lancé sa campagne de mobilisation pour réclamer des investissements à l’aciérie d’ArcelorMittal à Contrecoeur.

«En janvier 2012, on s’est fait dire qu’il n’y aurait pas d’investissements partout sur la planète de façon à baisser la dette, raconte le président de la section locale, Claude Langlois. Pas longtemps après, Arcellor Mittal a annoncé un investissement de 120 M$ dans une usine de galvanisation à Hamilton».

Cette situation est d’autant plus frustrante pour les syndiqués que l’usine de Contrecoeur vient de battre des records de productivité durant le premier trimestre de 2012. «L’aciérie se classe première au monde parmi les usines de même taille», indique Claude Langlois.

Celui-ci insiste sur les investissements de façon à ce que l’usine demeure compétitive et que les emplois à Contrecoeur soient maintenus. «Le slogan de la compagnie c’est «nous transformons l’avenir», mais il faut investir pour avoir un avenir, illustre-t-il. La compétition est féroce dans le monde de l’acier. Il faut investir pour pouvoir survivre».

À Contrecoeur, le Syndicat attend toujours la construction d’un laminoir à poutrelle, qui a été annoncée en 2008 et qui devait débuter ses opérations en 2010 pour créer 200 emplois. Des investissements sont aussi prévus sur le laminoir à fil machine, de façon à maintenir les emplois déjà en place.

«Nous voulons investir»

De son côté, Éric Tétrault, le directeur des communications et des affaires publiques d’ArcelorMittal, assure que le retard dans les investissements n’est pas dû à une divergence de point de vue entre l’entreprise et le syndicat.

«Il n’y a rien qu’on souhaite davantage que d’investir au Québec», mentionne-t-il, en prenant le soin de préciser que les investissements annoncés à Hamilton ne se sont pas matérialisés.

«Nous attendons avec impatience de pouvoir procéder à des investissements structurants, afin de créer des emplois, assure le directeur des communications d’ArcellorMittal. Il y a aussi beaucoup d’investissements à faire pour en maintenir».

Selon lui, ce sont les conditions économiques mondiales qui ne sont pas favorables. «Les investissements sont retardés en raison d’une économie chancelante, avance-t-il. Elle n’est pas assez vigoureuse. Les reprises sont timides, autant en Europe qu’aux États-Unis. Nous sommes en attente d’avoir une meilleure économie».

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