Création d’un comité pour défendre et promouvoir le français dans la région
Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français et invité-conférencier lors de cette soirée.
Près de 25 personnes avaient répondu à l’appel lancé par le Mouvement Montérégie français (MMgieF), jeudi dernier, alors qu’il procédait à la création du Comité Pierre-de-Saurel français, dont la mission est axée sur la défense et la promotion du français dans la région.
Comme l’a précisé d’entrée de jeu Luce Cloutier, présidente du mouvement, il est question avant tout de contrer le bilinguisme institutionnel et non pas de s’attaquer au bilinguisme individuel. « Comme mouvement, on a décidé d’opter pour une stratégie qui est celle de la décentralisation. On s’est rendu compte qu’évidemment, la Montérégie est un territoire immense, et que les problématiques ne sont pas les mêmes dans chaque région. Alors, si plusieurs comités se créent dans différentes MRC, ça sera plus facile d’agir, de faire une action concertée et d’avoir plus de pouvoir dans ce qu’on veut défendre. »
S’appuyant sur les résultats d’une étude de l'Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA) publiée le 5 novembre 2011, Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français et invité-conférencier lors de cette soirée, estime que les montants investis par le gouvernement, notamment dans les établissements d’enseignements postsecondaires et de santé – où l’anglais y est parlé principalement – priveraient les régions de services publics. Il croit que la création d’un tel comité est importante pour une région comme celle de la MRC de Pierre-De Saurel, où les anglophones sont moins présents, puisque cela permet de sensibiliser davantage la population. « C’est particulièrement important d’expliquer qu’est-ce qui se passe; que les gens comprennent que même en Gaspésie, au Lac-Saint-Jean ou en Abitibi, ce sont eux qui payent pour l’anglicisation de Montréal. » C’est du moins ce qu’a laissé savoir le président du Mouvement Québec français dans sa présentation « Est-ce que l'État finance la disparition du français au Québec? ».
Pour information, on visite le monteregiefrancais.org ou on peut joindre Marie-Andrée Forget, membre fondateur du comité, en composant le 450 855-1662. L’étude de l'Institut de recherche sur le français en Amérique est disponible sur irfa.ca/n/nouvelle/francisation-des-milieux-de-travail-les-gouvernements-prechent-ils-par-l-exempleRECOMMANDÉS POUR VOUS

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