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La poste compromise en milieu rural?

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1 mai 2012
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Par Marylène Le Houillier

Marylène Le Houillier et André Péloquin

Solidarité rurale du Québec, basée à Nicolet, s’inquiète des coupures que Postes Canada mène actuellement dans les 800 bureaux de poste ruraux du Québec. «La Société canadienne des postes entame en effet une deuxième série de coupures en y réduisant les effectifs de façon radicale. Et ce sont les bureaux de poste ruraux québécois qui devront à eux seuls supporter la moitié des réductions pour tout le Canada. Malgré les appels publics lancés au cours des dernières semaines, la Société canadienne des postes apparaît déterminée à poursuivre son plan de coupures», affirme Claire Bolduc, présidente.

Les bureaux de poste du Québec, qui représentent 24,5 % des membres de Postes Canada, absorberont à eux seuls 48 % des coupures annoncées dans l'ensemble du Canada, ce qui représente 79 146 heures annuellement en moins.

Or, lorsque l'on regarde les chiffres plus attentivement, dans la région, le bureau qui sera le plus touché est celui de Pierreville avec un retranchement de cinq heures par semaine sur un poste qui comptait 21 heures par semaine. Notons qu'un autre poste à 40 heures/semaine demeure cependant intact. «Je comprends qu'il y ait des coupures à certains endroits, cela se produit dans tous les milieux. Or, la question que je me pose est: pourquoi est-ce que Québec est le plus ciblé?», affirme Jacinthe Turcotte, présidente de l’Association canadienne des maîtres de postes et adjoints, section Québec. « Il faut regarder la situation à l'échelle de la province.»

Des communautés vulnérables?

Solidarité rurale du Québec s’inquiète d’une façon particulière des personnes les plus vulnérables des milieux ruraux, mais surtout, des conséquences à long terme de ces décisions.

«Il y a des limites à couper sans nuire à la qualité du service et, ultimement, à sa survie. Cette limite est déjà atteinte, soutient Mme Bolduc. On réduit un peu partout les heures d’ouverture des bureaux de poste, on supprime peu à peu les boîtes aux lettres, le tout dans des villages fragiles, souvent privés d’un accès à Internet haute vitesse, où le courrier a encore toute son importance. Pire que tout, on décrète des villages non viables pour justifier la fermeture définitive de bureaux de poste. Comment un service d’État, censé être universel, peut-il être coupé sous de telles présomptions? C’est une honte.»

«En 1992, les ruraux ont gagné une bataille majeure en faisant reconnaître leur droit de vivre dignement et de bénéficier des services de l’État en tant que citoyen à part entière. Un moratoire sur la fermeture des bureaux de poste avait alors été adopté, rappelle madame Bolduc. Maintenant, la Société canadienne des postes fait indirectement ce qu’elle ne peut faire ouvertement : elle coupe dans les services aux ruraux. C’est une façon pernicieuse de contourner le moratoire. Il faut que cela cesse, sans tarder», conclut-elle.

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