Nous joindre
Publicité

Adopter un animal : un pensez-y-bien!

La Sécurité canine provinciale a récupéré, pour les mois de mai, juin, juillet et août derniers, sur le territoire de la ville de Sorel-Tracy seulement, 48 chats errants et 38 chiens abandonnés. Ce chiffre grimpe à 42 chiens et à 119 chats pour l’ensemble des 19 municipalités que couvre l’escouade, sans compter les lapins ou les autres animaux sauvages – chevreuils, mouffettes, rats d’eau – qui s’y ajoutent. (Photo : Deposit Photos)

La Sécurité canine provinciale a récupéré, pour les mois de mai, juin, juillet et août derniers, sur le territoire de la ville de Sorel-Tracy seulement, 48 chats errants et 38 chiens abandonnés. Ce chiffre grimpe à 42 chiens et à 119 chats pour l’ensemble des 19 municipalités que couvre l’escouade, sans compter les lapins ou les autres animaux sauvages – chevreuils, mouffettes, rats d’eau – qui s’y ajoutent. (Photo : Deposit Photos)

C’est l’été. Il est tout petit, mignon et les enfants l’adorent. L’hiver arrive. Il a grossi, sort ses griffes et laisse son poil partout. De petit chaton adorable, il est devenu un chat de gouttière dont plus personne ne veut s’occuper et… il erre désormais dans le voisinage. Immanquablement, s’il n’est pas frappé par une voiture, ou encore maltraité, ce chat sera ramassé par l’équipe de contrôle des animaux qui devra, dans la majorité des cas, le faire euthanasier.

Une mentalité à changer

Ce scénario est loin d’être exceptionnel pour Serge Matteau, directeur de la section de Sorel-Tracy de la Sécurité canine provinciale, dont l’équipe a récupéré, pour les mois de mai, juin, juillet et août derniers, sur le territoire de la ville de Sorel-Tracy seulement, 48 chats errants et 38 chiens abandonnés. Ce chiffre grimpe à 42 chiens et à 119 chats pour l’ensemble des 19 municipalités que couvre l’escouade canine, sans compter les lapins ou les autres animaux sauvages – chevreuils, mouffettes, rats d’eau – qui s’y ajoutent. Même après plus de 30 ans passés au sein de l’escouade, M. Matteau déplore toujours la mentalité qui pousse les gens à s’enticher d’un animal pour ensuite s’en débarrasser pour quelques raisons que ce soit. « Les gens passent l’été au chalet avec un chien par exemple, mais rendu à l’automne, ils ne veulent pas le ramener à la maison. Les animaux errants sont plus présents en fonction du moment de l’année : saison des déménagements, après Pâques ou les Fêtes, fin de la saison du camping ou des chalets. D’autres partent en voyage et ne veulent pas payer pour faire garder leur animal, alors ils vont l’abandonner quelque part. », explique-t-il.

Aux yeux de la loi

La loi pour la municipalité de Sorel-Tracy oblige les propriétaires de chiens à obtenir une licence, et il devrait en être de même pour les chats, mais la date pour l’application de la loi n’est pas encore fixée. Toutefois, les municipalités de Saint-Joseph-de-Sorel et de Contrecœur, entre autres, ont rendu obligatoire l’obtention d’une licence pour tout propriétaire de chat afin de réduire le nombre de chats errants sur le territoire. D’ailleurs, comme l’explique M. Matteau, la Sécurité canine provinciale peut émettre des billets d’infraction et travaille de pair avec la Sûreté du Québec et la Société protectrice des animaux, qui peuvent porter des causes de maltraitance et d’abandon au criminel. Selon lui, la répression et la réglementation sont nécessaires pour réduire le nombre d’animaux errants et un grand travail est à faire du côté des dirigeants des villes pour faire changer les mentalités et conscientiser davantage les gens.

Faire la différence, c’est simple

Pourtant, de simples gestes peuvent faire la différence. Il conseille avant tout de faire stériliser tout animal qu’on désire adopter, même s’il est conscient que le coût de l’opération peut en décourager certains. Dans ce cas, mieux vaut carrément s’abstenir d’adopter. Il faut aussi éviter à tout prix de nourrir les chats à l’extérieur. Enfin, « les gens abandonnent souvent leur animal, car c’est plus facile de se fermer les yeux et oublier qu’il existe. S’il est impossible de trouver un nouveau foyer pour l’animal ou si on n’en veut plus, les gens doivent aller le faire euthanasier par le vétérinaire. »

Étant donné que le service de contrôle de Sorel-Tracy ne possède pas de chenil pour garder les animaux, ceux-ci doivent être réclamés par les propriétaires dans les cinq jours suivants leur disparition, sans quoi ils seront euthanasiés. Toutefois, ceux qui souhaitent adopter un chien ou un chat peuvent contacter le service. Pour un coût minime, l’animal pourra être vacciné et sauvé.

Pour signaler un problème de chats ou de chiens errants, d’animaux morts ou blessés sur le territoire de la ville de Sorel-Tracy, on contacte l’escouade canine au 450 780-5668. Ce numéro mène directement à une boîte vocale. Les employés de l’escouade canine prennent les messages deux fois par jour, soit à 9 h et 13 h.

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
SociétéPublié le 24 septembre 2026

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer

La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025
SociétéPublié le 23 septembre 2026

Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025

Le nombre de naissances d'une année à l'autre a augmenté au Québec en 2025 pour la première fois depuis 2021, mais reste bien en deçà du seuil prépandémique. Statistique Canada a recensé 78 200 naissances en 2025, soit 974 bébés de plus qu'en 2024, où 77 226 nouveaux Québécois avaient vu le jour. Le taux de fécondité a lui aussi ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les escaliers sont bons pour le cœur
SociétéPublié le 23 septembre 2026

Les escaliers sont bons pour le cœur

Les personnes qui montent régulièrement des escaliers pourraient présenter un risque nettement moindre de développer des problèmes cardiovasculaires et d'en mourir, conclut une nouvelle méta-analyse britannique. Les chercheurs ont analysé les données issues de neuf études antérieures portant sur la montée d’escaliers, auxquelles avaient ...

LIRE LA SUITE
Publicité