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Une usine unique à caractère environnemental pourrait voir le jour à Sorel-Tracy

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17 novembre 2012
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Par Marilyne Champagne

De l’idée qui a germé dans la tête des représentants du Recyclo-Centre lors d’une mission économique en Europe en 2003, il ne manque plus aujourd’hui que le financement pour que le projet d’usine de traitement des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) – Recyclo-Environnement – voit enfin le jour à Sorel-Tracy.

Basée sur le modèle d’une entreprise établie à Amiens, en France, et toujours dans un créneau d’économie sociale, l’usine travaillerait sur deux fronts : celui du démantèlement des équipements pour la valorisation des déchets et celui du réemploi des électroménagers. Le projet, évalué à 20 millions $, devrait générer des revenus annuels de 6 millions $.

Les plans de la nouvelle usine en main, Jacinthe Sirois, président et directrice générale de Recyclo-Environnement, explique que la bâtisse serait située en bordure de l’autoroute 30, à la sortie de la ville de Sorel-Tracy. D’une superficie de 110 000 pieds carrés – qui représente environ cinq fois le Recyclo-Centre – et sur deux étages, le bâtiment n’occuperait que la moitié des terrains, déjà réservés à la ville.

« Nous sommes intéressés à faire venir des entreprises en environnement d’Europe qui nous ont déjà approchés. Cela pourrait même donner naissance à un parc industriel en environnement, dit-elle. On sait qu’on va faire avancer le Québec de plusieurs années au niveau de l’environnement avec ce projet-là et que des joueurs importants de l’Ontario, de l’Europe et des États-Unis voudraient venir s’installer sur le territoire du Québec. Si nous autres, en tant que Québécois, on n’est pas capables de partir ça, on va payer le restant de nos jours. »

Une usine, deux vocations

Une partie de l’usine, gérée par Recyclo-Environnement, servirait au démantèlement d’équipements électriques et électroniques et à leur dépollution. On estime à 32 000 tonnes le nombre de DEEE traités.

« Il faut s’assurer de retirer les pièces toxiques comme le mercure dans les réfrigérateurs et les BPC utilisés dans les condensateurs », précise Mme Sirois.

Après le démantèlement, il faudra aussi séparer les matières (plastiques, cuivre, fer, etc.), puis les entreposer, avant de les vendre.

Enfin, une autre partie, gérée par le Recyclo-Centre, sera destinée au réemploi et à la réutilisation des appareils électriques. Près de 3 000 appareils seront remis en condition par année – laveuses, sécheuses, lave-vaisselles, etc. – et seront vendus à la population.

« Il ne faut pas oublier tous les petits électroménagers, indique Jacinthe Sirois. Il y en a des tonnes. C’est assez fou parce qu’on fait comme s’ils n’étaient pas dans le décor, bien que ce sont des millions de tonnes de plastique et de métal. En ce moment, le ministère de l’Environnement ne pense même pas à les traiter. »

Pour favoriser l’économie sociale

Malgré les difficultés à trouver le financement, Mme Sirois est convaincue que le projet doit en être un d’économie sociale.

« On savait qu’on aurait de la misère à se faire financer. Contrairement à l’économie traditionnelle, l’économie sociale a toujours des preuves à faire. Mais, en tant qu’organisme sans but lucratif, l’argent reste dans la région et c’est elle qui en profite pour son développement. De plus, on souhaite que l’argent généré puisse profiter aux entreprises d’économie sociale qui voudraient se mettre en marche dans la région. »

Comme l’indique Mme Sirois, l’usine amènerait aussi la création d’une quarantaine d’emplois, dont une dizaine reliés à la réinsertion socioprofessionnelle, un modèle qui continue de faire ses preuves au Recyclo-Centre depuis une vingtaine d’années.

D’ailleurs, elle souhaite faire de l’usine un lieu ouvert au public, lequel sera invité à venir visiter les installations.

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