Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Réforme de l'assurance-emploi : Louis Plamondon inquiet pour la région

durée 00h00
11 janvier 2013
1ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Marilyne Champagne

Pour les travailleurs saisonniers qui comptent sur l’assurance-emploi durant l’hiver, le 6 janvier dernier est une date à retenir puisqu’elle marque l’entrée en vigueur de la réforme de l'assurance-emploi. Pour certains, cela signifie devoir accepter un emploi dans un autre secteur que le leur, à salaire inférieur et situé à des dizaines de kilomètres de leur domicile.

S’il est encore tôt pour mesurer les impacts de celle-ci chez les travailleurs de la région, la réforme n’est pas sans inquiéter le député du Bloc québécois pour la circonscription de Bas-Richelieu–Nicolet–Bécancour, Louis Plamondon. « Il s’agit d’un projet injuste tout à fait néfaste pour l’économie québécoise », dit-il.

Le député rappelle que 40 % des travailleurs saisonniers qui bénéficient de l’assurance-emploi sont Québécois. « Notre province compte beaucoup de petites régions rurales où le travail saisonnier est garant de la survie économique de celles-ci. De plus, l’argent que les travailleurs reçoivent de l’assurance-emploi est dépensé dans leur ville, leur région, on assure ainsi la survie des petites localités. »

M. Plamondon estime que pour la région, ce sont surtout les travailleurs de l’industrie du tourisme et de l’agriculture qui pourraient souffrir de cette réforme, sans compter la main-d’œuvre qui gravite autour de l’industrie maritime. Il songe même aux retombées néfastes de cette réforme sur le développement éventuel de projets touristiques, comme celui de l’Écomonde.

Du côté de Bécancour, plusieurs travailleurs de l’industrie forestière risquent d’être touchés. « Pour l’instant, je reçois beaucoup de courriels d’inquiétude des régions éloignées », dit-il.

L’exode de la main-d’œuvre qualifiée

Louis Plamondon craint également de voir des travailleurs qualifiés et formés ici quitter la région. « Si certains sont contraints à faire des centaines de kilomètres par semaine pour aller travailler à 70 % de leur salaire, sans compter le prix de l’essence et l’usure de la voiture, on risque d’en voir plusieurs quitter la région. Est-ce que ces travailleurs vont vouloir revenir dans leur région après ? » questionne-t-il.

Du côté du Centre local d’emploi de Sorel-Tracy, il est encore trop tôt pour évaluer les impacts des changements de l'assurance-emploi sur la clientèle desservie par l’organisme.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 11 mars 2026

Consultation: la voix des aînés peu valorisée; l'âgisme fréquent

À peine 15 % des personnes de 55 ans et plus estiment que la société québécoise valorise la voix des aînés. Cette constatation ressort d'une consultation sur l'âgisme et l'indifférence, menée auprès de 2 688 personnes de 55 ans et plus, par Léger et l'organisme les Petits Frères. On y note aussi que seuls 29 % estiment que la société ...

Publié le 11 mars 2026

Tempête hivernale : les usagers de la route appelés à la prudence

Dans les dernières heures, plusieurs régions du Québec ont commencé à recevoir des précipitations de neige et de pluie verglaçante qui devraient s'intensifier au cours de la journée, rendant les routes dangereuses pour les usagers de la route. C'est pourquoi le ministère des Transports et de la Mobilité durable recommande aux citoyens de reporter ...

Publié le 11 mars 2026

Le Québec se prépare à l'arrivée du cocktail météo «potentiellement critique»

Le Québec se réveille sur le qui-vive, mercredi matin, alors qu'une «situation potentiellement critique de pluie verglaçante» est attendue dans le sud de la province, tandis que les régions plus au nord seront confrontées à des «conditions hivernales dangereuses». Tôt mercredi, le système se trouvait en Ontario, notamment au-dessus de la région ...