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« Un marché plus à l'acheteur qu'au vendeur » - Serge Couture, courtier immobilier

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8 mai 2014
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Par Marie-Ève Bouffard

IMMOBILIER - Les propriétaires qui décident de mettre une pancarte « À vendre » devant leur maison cette année risquent d'attendre plus longtemps avant de pouvoir faire leurs boîtes.

Le marché est en effet actuellement en mode « acheteurs », c'est-à-dire qu'il y a plus de propriétés à vendre que d'acheteurs. C'est pourquoi il s'est vendu 10 % moins de maisons à Sorel-Tracy au cours des quatre derniers trimestres que par rapport à la même période l'an dernier, selon le site de l'industrie immobilière Centris.

Le courtier immobilier Serge Couture, de Re/Max Synergie, est catégorique : « Le marché est définitivement plus à l'acheteur qu'au vendeur. »

Une constatation que fait aussi Guy Monast, d'Immeubles Monast. « À Sorel-Tracy, mais aussi à la grandeur de la province, il y a beaucoup de maisons en vente, mentionne M. Monast. Les acheteurs ont plus de choix et ça met une pression à la baisse sur le prix des maisons. »

Les deux agents remarquent que, outre le prix de la propriété, les promotions de la Ville, comme la campagne On Construit, ont un impact sur l'achat des maisons.

« Ces promotions font en sorte que certaines personnes sont plus attirées par des maisons neuves, puisqu'elles ont un congé de taxes, par exemple », précise M. Couture.

Autre facteur : la position de Sorel-Tracy. « Des gens qui travaillent à l'extérieur ont acheté dans la région en raison du prix peu élevé des maisons, mais finalement le transport a un effet direct, notamment avec le prix de l'essence, et ils décident de repartir », ajoute M. Couture.

Une question d'économie

Le contexte économique de la région a lui aussi un impact certain sur le marché immobilier, croit M. Couture. « C'est plus long à démarrer, l'économie ne roule pas à 100 % et il y a beaucoup d'incertitudes, mentionne-t-il. On n'a qu'à penser à Rio Tinto qui vient d'annoncer que la réfection du four sera remise à 2015. »

Les deux courtiers immobiliers précisent toutefois que la région suit la tendance du marché immobilier au Québec. « C'est partout comme ça, pas juste à Sorel-Tracy. C'est une question d'économie mondiale », ajoute M. Couture.

Le marché en chiffres à Sorel-Tracy

Au cours des quatre derniers trimestres, 304 propriétés ont été vendues à Sorel-Tracy, ce qui représente une diminution de 10 % par rapport aux quatre trimestres précédents.

Même tendance du côté des nouvelles inscriptions, qui ont aussi chuté de 10 %. Le total des ventes de maison a lui aussi chuté, de 18 % cette fois, et se situe désormais à 46 520 000 $.

L'endroit où la chute a fait le plus mal est du côté de la vente des « plex » (immeubles de deux à cinq logements). Trente et un plex ont été vendus lors des quatre derniers trimestres, soit une diminution de 31 %, sans compter que le nombre d'inscriptions en vigueur a augmenté de 10 %, passant ainsi à 78 inscriptions.

Portrait du marché

Les propriétés les plus vendues : maisons unifamiliales de moins de 175 000 $

Les propriétés qui mettent le plus de temps à vendre : maisons de plus de 200 000 $

Prix des maisons les plus en demande : entre 140 000 $ et 165 000 $

Les maisons qui se vendent le mieux : « celles qui ont été bien entretenues au fils des années, par exemple celles dont les fenêtres ont été renouvelées ou encore les armoires de cuisine changées », selon le courtier Guy Monast.

Délai de vente moyen : « de 90 à 120 jours, si elle est bien située et dans la liste de prix », indique M. Monast.

Pires mois pour mettre sa maison en vente : novembre et décembre, constate M. Monast.

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