Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

7 231 jeunes ont été retirés de l’école

École à la maison : moins d'enfants que l'année dernière

durée 09h00
10 septembre 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Après une hausse marquée du nombre d’enfants qui ont été scolarisés à la maison par leurs parents l’an dernier en raison de la pandémie de COVID−19, ils seront moins nombreux cette année, malgré l’ombre de la 4e vague. 

Pour la rentrée de l’automne 2020, un sommet a été atteint avec 11 684 enfants qui se sont fait faire l’école chez eux, selon les chiffres du ministère de l’Éducation transmis à La Presse Canadienne.

C’était un bond notable par rapport aux 5 964 enfants de l’année scolaire précédente.

Pour la rentrée 2021, ce sont tout de même 7 231 jeunes qui ont été retirés de l’école par leurs parents et déclarés «en enseignement à la maison», soit environ 4500 petits Québécois de moins que l’an dernier.

Il n’est pas question ici des cours en ligne offerts par les écoles aux élèves qui ont une condition médicale pour laquelle ils ont obtenu une exemption d’aller en classe. Il s’agit d’enfants retirés de l’école et pour lesquels les parents deviennent responsables de l’enseignement, en ayant établi eux−mêmes un plan d’apprentissage à la maison. Leur programme est suivi par le ministère de l’Éducation et des évaluations de leurs apprentissages ont lieu tous les ans.

Selon Marine Dumond, présidente de l’Association québécoise de l’éducation à domicile (AQED), plusieurs raisons expliquent que moins d’enfants aient été retirés de leurs salles de classe cette année.

En contact avec de nombreux parents qui font appel à l’AQED pour avoir de l’aide et des ressources, elle souligne que la vaccination contre la COVID−19 a probablement joué un rôle: «Il y en a qui se sentent plus à l’aise de retourner à l’école», dont les familles qui craignaient la contamination d’un parent âgé ou d’un membre de la famille vulnérable qui aurait pu être en contact avec un enfant qui fréquente l’école. 

Mais aussi, note−t−elle, «c’est un gros engagement de faire l’école à la maison». Il faut s’informer des règles et exigences du ministère de l’Éducation, préparer un programme d’enseignement et du matériel pédagogique et aussi faire progresser les enfants.

«Peut−être qu’il y a des familles qui ont trouvé ça difficile.»

L’exigence du port du masque en classe annoncée au mois d’août — dans une bonne portion des écoles du Québec —  a eu un impact selon elle, bien que cela ait pesé dans la balance pour les parents «dans les deux directions»: certains qui craignaient le virus à la rentrée ont été rassurés d’envoyer leurs enfants en classe si le masque était requis pour tous, alors que pour d’autres familles, c’était un point négatif puisqu’elles jugent que cela nuit à l’expérience éducative.

Elle a aussi constaté ceci: si des parents ont fait l’école à la maison pour la première fois l’an dernier en raison de la pandémie, ils ont aimé l’expérience et l’ont poursuivie cette année, pas par crainte du virus, mais simplement parce qu’ils jugent que les bénéfices en valaient la peine.

Stéphanie Marin, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 9h00

La circulation sanguine du cerveau est cartographiée de manière sans précédent

Des chercheurs de Polytechnique Montréal ont réussi à cartographier avec une précision sans précédent la circulation du sang dans le cerveau, ce qui pourrait un jour permettre de détecter les signes avant-coureurs de maladies neurodégénératives. L'équipe du professeur Jean Provost a notamment réussi l'exploit d'imager les capillaires sanguins, ...

Publié le 19 janvier 2026

Les patients de quartiers défavorisés ont plus de risques de décès postchirurgie

Les patients issus des quartiers défavorisés ont plus de risque de mourir 30 jours après une chirurgie planifiée non urgente que ceux issus des quartiers les plus riches, indique une étude de cohorte portant sur plus d'un million de patients en Ontario. L'échantillon portait sur des patients ontariens ayant subi une intervention chirurgicale ...

Publié le 19 janvier 2026

Banques alimentaires: l’achalandage pourrait bondir de 26 % en trois ans

L’achalandage des banques alimentaires ne cesse de fracasser de nouveaux records annuels depuis la pandémie. La situation risque de s’aggraver au cours des prochaines années, selon une analyse de la firme Aviseo. Le nombre de demandes d’aide pourrait grimper de 25,8 % en trois ans, selon les estimations de la firme qui a fait cette projection à ...