Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Demande à Santé Canada de lever la directive

La Société canadienne du sang ne veut plus demander s'il y a eu des rapports homosexuels

durée 13h00
16 décembre 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

La Société canadienne du sang a recommandé mercredi à Santé Canada de lever la directive qui empêche les hommes gais sexuellement actifs de donner de leur sang au pays.

L’organisme sans but lucratif responsable de la collecte et de l’approvisionnement en produits sanguins partout au Canada, sauf au Québec, a soumis à Santé Canada sa proposition, étayée par des données probantes. 

La Société canadienne du sang recommande que dorénavant, le dépistage se concentre plutôt, pour tous les donateurs, sur les comportements à haut risque, y compris le fait d’avoir plusieurs partenaires sexuels — que ces rapports soient homosexuels ou hétérosexuels.

À l’heure actuelle, la Société canadienne du sang et Héma−Québec acceptent les dons de sang des hommes si leur dernier contact sexuel avec un autre homme remonte à plus de trois mois. La Société canadienne du sang a déjà annoncé que son objectif était, en fait, de ne plus demander aux hommes s’ils ont eu des relations sexuelles avec un autre homme.

La Société canadienne du sang recommande plutôt que les nouvelles questions de dépistage soient modifiées pour se concentrer sur le risque et non sur l’orientation sexuelle. On demanderait donc à tous les donneurs potentiels s’ils ont eu des partenaires sexuels nouveaux ou multiples. S’ils répondent oui, on leur demanderait alors s’ils ont eu des relations sexuelles anales.

La Société canadienne du sang affirme que les recherches qu’elle a menées et les preuves scientifiques provenant de l’étranger montrent que ce changement ne poserait aucun risque pour la sécurité de l’approvisionnement en sang au pays.

À Héma−Québec, on s’est dit favorable à de nouveaux assouplissements à ce critère, «dans la mesure où de nouvelles données probantes sur le plan scientifique seront disponibles et que la sécurité des produits est démontrée». Mais on ne propose pas d’emblée, pour l’instant du moins, la recommandation de l’organisme hors Québec. 

Héma−Québec va plutôt déposer ce mois−ci une demande d’assouplissement supplémentaire à Santé Canada qui permettrait le don de plasma de fractionnement «à tout homme ayant une sexualité active avec un seul partenaire du même sexe», écrit dans un courriel Laurent Paul Ménard, directeur des relations publiques à Héma−Québec. 

Cet éventuel élargissement et «les résultats observés au Royaume−Uni dans les prochains mois permettront de recueillir des données probantes (...) qui pourraient conduire à une soumission supplémentaire, encore plus inclusive, dans la mesure où la sécurité des produits sera démontrée», ajoute M. Ménard.

Des ministres fédéraux, y compris le premier ministre, ont déjà déclaré qu’ils voulaient mettre fin rapidement à cette interdiction pour les hommes homosexuels. Santé Canada doit approuver toute recommandation avant qu’elle puisse être mise en vigueur. Le ministère fédéral devrait répondre à la recommandation d’ici le printemps.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

Le Code civil forge le système judiciaire québécois depuis 160 ans

Le Québec est une société distincte à bien des égards, même en matière de justice. Il compte sur un Code civil, issu du droit français, qui marque sa spécificité juridique depuis 160 ans face au reste du Canada. Le 1er août 1866, le «Code civil du Bas-Canada» a fait son entrée. Ce document est venu en quelque sorte mettre de l'ordre dans les ...

Publié le 5 août 2026

De longues heures passées devant la télévision pourraient nuire au cerveau

Les individus qui passaient de longues heures devant la télévision en milieu de vie présentaient ensuite une diminution du volume dans les zones cérébrales associées à la mémoire; des lobes frontaux et occipitaux plus petits; ainsi que des lésions de la substance blanche liées au vieillissement, au risque d'AVC, au déclin cognitif et à la démence, ...

Publié le 4 août 2026

Patrimoine: l’IRNS tente de mesurer l’écart entre les hommes et les femmes

Quel est l’écart de richesse entre les Canadiens et les Canadiennes? Une étude de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) tente de répondre à la question, puisque les statistiques officielles ne sont pas disponibles. L’écart salarial entre les hommes et les femmes est bien documenté, mais le portrait est moins clair lorsqu’on ...