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Campagne publicitaire jeunesse 2026

La CNESST veut informer, former et superviser les jeunes

La CNESST veut informer, former et superviser les jeunes
Photo: Archives | EnBeauce.com
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Campagne publicitaire jeunesse 2026
Informer, former et superviser les jeunes, la clé du succès!

Encore en 2025, le nombre de lésions chez les jeunes de 24 ans et moins est supérieur à celui des travailleuses et travailleurs de plus de 25 ans.

Qu’est-ce qui explique ce phénomène? La réponse tient compte de nombreux facteurs.

Tout d’abord, le risque est accru, car les jeunes occupent ordinairement un nouvel emploi et doivent davantage effectuer de nouvelles tâches. Conséquemment, ils sont moins familiers avec les méthodes et l’environnement de travail, tout comme avec les dangers qu’ils comportent. De plus, les emplois qu’ils occupent présentent souvent un cumul de contraintes physiques et organisationnelles.

En outre, lors de l’embauche et de l’accueil de jeunes travailleuses et travailleurs, il est essentiel de tenir compte des obligations qui sont en lien avec la Loi sur l’encadrement du travail des enfants. Afin de favoriser la conciliation études-travail et la persévérance scolaire, celle-ci prévoit des règles encadrant le travail des jeunes tenus de fréquenter l’école, notamment quant au nombre maximal d’heures de travail permises et à leur horaire de travail. Ces aspects sont parfois méconnus ou banalisés.

« Il est essentiel pour les jeunes travailleuses et travailleurs de recevoir une formation avant de commencer un travail. Dans les faits, plus ils sont encadrés et posent des questions, plus ils réduisent leurs risques d’être victimes d’une lésion professionnelle. D’ailleurs, on remarque que le nombre de lésions chez les jeunes de 24 ans et moins est en diminution depuis quelques années. Continuons sur cette voie. Les employeurs doivent s’assurer de créer un climat propice au dialogue pour encourager les jeunes à s’ouvrir en plus de respecter leurs obligations en matière de normes, de santé et de sécurité du travail », a indiqué Anouk Gagné, présidente-directrice générale de la CNESST.

Campagne de sensibilisation

S’y retrouver et comprendre tous les tenants et aboutissants peut paraître complexe. C’est pourquoi la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) lance aujourd’hui une campagne publicitaire pour rappeler aux employeurs et aux jeunes travailleuses et travailleurs les dispositions encadrant le travail des jeunes de 24 ans et moins en matière de normes, de santé et de sécurité du travail.

La campagne aura lieu du 25 mai au 21 juin avec une reprise du 30 novembre au 13 décembre 2026. Des messages pour joindre les employeurs seront diffusés à la radio traditionnelle et numérique.

La CNESST mise également sur les plateformes numériques les plus populaires pour joindre les jeunes.

« Le gouvernement et la CNESST travaillent sans relâche avec les employeurs du Québec pour créer une culture de prévention durable dans les milieux de travail. À ce titre, cette campagne jeunesse est un outil fort pertinent. Il ne suffit pas de former les jeunes travailleuses et travailleurs et de les encadrer; il faut aussi qu’ils puissent participer aux démarches de prévention pour limiter les risques d’accident. Tout environnement de travail se doit d’être juste, sain et sécuritaire », a souligné Jean Boulet, ministre du Travail et ministre responsable des Relations canadiennes.

Pour en savoir plus sur la campagne et pour entendre les messages radio, visitez notre page Web consacrée à ce sujet.

Obligations des employeurs et des jeunes travailleuses et travailleurs

Les employeurs ont l’obligation d’informer adéquatement les jeunes des risques présents dans leur milieu de travail et de leur offrir la formation, l’entraînement et la supervision appropriée. Ces travailleuses et travailleurs doivent avoir les connaissances et les outils requis pour accomplir leurs tâches de façon juste, saine et sécuritaire. De plus, un employeur ne peut pas faire travailler un jeune de 16 ans ou moins plus de 17 heures par semaine durant la période scolaire, dont un maximum de 10 heures du lundi au vendredi. Enfin, il est important de rappeler que l’âge minimal pour travailler au Québec est de 14 ans, à quelques exceptions près.

De leur côté, les jeunes travailleuses et travailleurs doivent prendre les mesures nécessaires pour protéger leur santé et leur sécurité ainsi que celles des autres. Ils doivent aussi communiquer leurs observations, leurs doutes, leurs besoins et leurs questionnements en matière de normes, de santé ou de sécurité du travail à leur employeur et collaborer à la
recherche de solutions.

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