Soutien psychologique
Horrifié par les hurlements d'une enseignante, Bernard Drainville salue les enquêtes
«Honnêtement, c'est l'horreur quand j'entends ça. C'est l'horreur comme ministre, puis c'est l'horreur comme père de trois enfants.»
Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, était visiblement secoué, mardi, par l’enregistrement d’une enseignante hurlant à ses élèves de première année à l’École des Grands-Vents de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.
Bernard Drainville a précisé qu’une enquête a été déclenchée non seulement par le Centre de services scolaire des Mille-Îles, mais aussi par le Service de police de Deux-Montagnes.
De plus, le ministre a précisé que le mandat d'enquête générale qu’il a récemment déclenché s’applique dans un tel cas puisque ce mandat ne concerne pas que les allégations d'inconduite sexuelle, mais aussi tout comportement inadéquat mettant à risque la sécurité psychologique des enfants.
Bernard Drainville s’est dit convaincu que l’enseignante n’aurait pas dû être en classe. «Chose certaine, dans l'état où elle était, elle n'était absolument pas en mesure d'enseigner à des enfants.»
Soutien psychologique
Il a assuré qu’un soutien psychologique a été offert non seulement aux enfants de la classe et à leurs parents, mais à tous les enfants et parents de l'école.
«Honnêtement, je peux comprendre comme parent que ces parents soient sous le choc, qu'ils craignent que leur enfant ait été marqué par ça», a-t-il dit.
Ancien journaliste lui-même, le ministre en a profité pour rappeler que les dirigeants de Centres de services scolaires ont aussi des comptes à rendre. La directrice du Centre de services scolaire des Mille-Îles, Nathalie Joannette, avait mis un certain temps à se rendre disponible.
«Il faut que, de plus en plus dans des cas qui impliquent la gestion des centres de services, que la direction générale, des directeurs et directrices prennent la parole, c'est leur responsabilité. C'est même dans la loi», a dit le ministre.
«Les directeurs, les directrices sont les porte-parole de leur centre de services scolaire et vous ne devriez pas être obligé de vous y prendre à de multiples reprises pour avoir des entrevues à un moment donné. Les directions générales des centres de services sont imputables et devraient se rendre disponibles pour les médias.»
Les enregistrements de l’enseignante, diffusés lundi par QUB radio, ont soulevé l’indignation de la population à travers la province.
Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne
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